Aide pour les Paysans au Togo

Notre Projet Pintadeaux 2016 – 2019
(Etat septembre 2016)

Dans ces 4 ans, un appui financier du BMZ (ministère allemand de coopération économique et développement) nous donne la possibilité d'introduire les méthodes de vaccination que nous avons établies dans plusieurs villages des Régions de la Savane, Kara et Centrale, afin d'augmenter le revenu et améliorer la qualité de l'alimentation des paysans. Le projet finance l'achat du vaccin, l'introduction des méthodes de vaccination, y compris la formation des aides vétérinaires pour chaque groupe de villages et la rédaction d'un manuel pour faciliter la formation. Au terme de l'introduction gratuite de la vaccination , les éleveurs de pintades payeront eux mêmes pour les vaccinations avec une petite partie du revenu nettement amélioré issu de la vente de leurs pintades, dont les effectifs seraient largement augmentés suite à la nette réduction des cas de mortalité. La plupart des paysans dans les régions du nord du Togo élèvent les pintades et pour cette raison nous aidons presque tout le monde et ne générons pas d'envie entre eux.

Depuis les années nous collaborons aussi avec Dr BANGUE Lamboni à Cinkassé, mais à partir de 2016 il participe également dans les vaccinations dans les villages additionnels. Ainsi quatre vétérinaires togolais travaillent maintenant activement dans notre projet:

  1. Dr ALI Awana, Mango, Directeur du projet
  2. Dr BANGUE Lamboni Boitoaka, Cinkassé
  3. Dr KOUAGOU N'Térantémou, Niamtougou
  4. Dr AYIDI Kokou, Blitta-Gare

Dr BANGUE est directeur de l'ONG Epanouissement de Peuples Ruraux (EPR) qui est responsable pour le déroulement des transactions financières du projet au Togo.

Nous remercions nos membres et donateurs fidèles en Allemagne aussi bien que le BMZ pour l'appui financier qui contribue à abaisser les disparités économiques entre les donateurs d'Allemagne et la population rurale du Togo.

Wulfrath, septembre 2016

Professeur Dr Eberhard KARBE, Président

 

 

 

Projet Avicole au Togo
(Etat Septembre 2015)

La Situation des Paysans au Togo

Le Togo est un état en Afrique de l'Ouest qui appartient aux pays en développement. La population est à majorité rurale et vit d'une agriculture et d'une production animale peu productive. La taille de la parcelle qu'un paysan puisse cultiver dépend des matériels, le plus souvent aratoires et de la main d'œuvre dont il dispose en début de la saison de pluie. Même si la plupart des Togolais n'a pas faim, la nourriture est peu diversifiée, couplée à un manque de protéines. Ceci prédispose par conséquent à des maladies infectieuses, plus graves surtout chez les femmes enceintes et allaitants puis chez les enfants sevrés.

Vaccinations des volailles contre la Maladie de Newcastle
(de l'an 2000 au 2012 dans 169 villages)

Pendant 13 ans nous avons initié ces vaccinations dans toutes les cinq régions du Togo à travers 5 docteurs vétérinaires togolais. Pour l'exécution des campagnes de vaccination, plus que 340 aides vétérinaires ont été formés au village et dans les séminaires; un manuel de formation a été conçu à cet effet. Après 2 – 3 campagnes de vaccinations par village, financées par le projet (par les dons privés et le BMZ et la GIZ), les éleveurs étaient convaincus de la protection donnée par les vaccinations à travers la baisse des mortalités et par le même fait, l'augmentation des volailles. Puis, au-delà de ces campagnes de démonstration, les éleveurs paient eux-mêmes le coût de la dose vaccinale avec une partie des recettes issues de la vente de volailles. Et cela depuis plusieurs années. C'est vraiment un exemple de l'aide pour aider à soi-même.

Nous voulons que nos donateurs soient conscients que la population d'environ 200.000 Togolais dans « nos » 169 villages continue d'apprécier cet excédent de recettes annuelles et sachent que grâce à eux, ces vaccinations continuent toujours sans financement externe.

Prolongation des actions de vaccination de volailles avec financement de la Banque Mondiale
(à partir de l'an 2012 dans 2.000 villages)

Il y à trois ans la Banque Mondiale a commencé à financer ces vaccinations, organisées par le gouvernement togolais dans le cadre pu Projet d'Appui au Secteur Agricole (PASA), avec le plan de couvrir 2.000 villages, donc une couverture nationale. Nous avons cessé nos projets dans ce domaine en 2012, à l'exception des grands séminaires de recyclage pour tous nos 340 aides vétérinaires en janvier 2013.

Notre Nouveau Projet-Pintadeaux

Depuis plusieurs années déjà, les paysans au nord du Togo nous ont toujours priés d'entreprendre quelque chose contre la mortalité massive de leurs pintadeaux. Après avoir pu cesser le financement et supervision de notre projet contre la maladie de Newcastle en 2012, nous avons eu la possibilité d'aborder ce problème d'importance économique. Nous avons eu pour but de

Les travaux ont démarré en 2012 dans la Région des Savanes par Dr ALI Awana, ayant d'ailleurs participé à notre ancien projet contre la maladie de Newcastle.

Projet Pintadeaux, Phase 1

D'abord Dr ALI a acheté un incubateur avec l'argent du projet, dans lequel il a couvé les œufs de pintades. Avec les pintadeaux éclos, il a pu montrer que ceux qui ont été protégés avec une prophylaxie diversifiée ont succombé à la mortalité massive seulement quand le traitement antibiotique a été interrompu. Cette constatation traduit une cause bactérienne. Nous avons suspecté les salmonelles à travers les manifestations cliniques observées, ce qu'on a pu confirmer par les examens bactériologiques.

Projet-Pintadeaux, Phase 2

Ensuite, nous avons importé au Togo en premier deux vaccins qui devraient prévenir l'apparition des salmonelloses. Après avoir vacciné les pintadeaux dans les essais sur le terrain, nous avons constaté que, ces vaccins ont pu empêcher l'apparition des septicémies salmonelles chez les pintadeaux au Togo. Les pintades-mères, eux-mêmes en bonne santé mais porteuses des salmonelles, infectent leurs pintadeaux à travers les œufs. Pour cette raison nous avons vacciné les adultes aussi, ce qui a également prévenu l'apparition de la maladie chez leurs pintadeaux. Depuis 2015, deux autres vétérinaires de notre ancien projet contre la Newcastle font aussi des essais dans le terrain, Dr KOUAGOU dans la Région Kara et Dr AYIDI dans la Région Centrale. Ils ont aussi démontré que les vaccins protègent les pintadeaux contre la mortalité massive au niveau de village.

Projet-Pintadeaux, Phase 3

Jusqu'à présent ces essais diverses de vaccination avec des pintades au niveau de village montrent l'efficacité des vaccins et nous permettent maintenant de choisir les meilleurs méthodes en termes de l'âge, fréquence, saison, etc., qui sont efficace mais aussi à coût réduit. Après l'introduction dans les villages, ce sont les paysans même qui devraient être capable à payer pour les vaccinations avec les plus grandes recettes de la vente des pintades. A partir de l'an 2016, des que nos quatre vétérinaires ont formé des aides vétérinaires dans les villages additionnels, nous voulons vacciner beaucoup de pintades.

Nous remercions surtout nos membres et donateurs, qui ont supportés notre Projet Pintadeaux pendant les dernières années, dans les phases difficiles du commencement. Après ce traversé du désert d'incertitude nous pouvons dire maintenant avec confiance : Aussi ce projet sera un vrai exemple d'aide à aider soi-même.

Wülfrath, septembre 2015
Professeur Dr. Eberhard Karbe, Président






La Situation des Paysans au Togo
(Etat 2006)

La vie villageoise est très difficile. La nourriture consiste en des produits agricoles que les paysans cultivent eux-mêmes avec la houe, spécialement le maïs, igname et manioc. Ils essaient de vendre le surplus, mais les prix sont si bas que le cash revenus des villageois est moins que 1 € par jour. L'Elevage est insignifiant pour la plupart et rarement un profitable.

Notre projet
Nous appuyons la production avicole traditionnelle par les mesures élémentaires, tel que la vaccination des volailles, le traitement des parasitoses et construction des poulaillers simples. La vaccination contre la maladie de Newcastle est la plus efficace, parce qu'à peu prêt 90 % des volailles non-vaccinés meurent chaque fois que la peste arrive en avril et novembre. Il y a seulement une chance pour une vraie production avicole avec la vaccination. Ces mesures ne sont pas appliquées dans la plupart des villages togolais.
Nous avons 4 docteurs vétérinaires togolais dans notre projet, qui travaillent dans toutes les 5 régions du pays. Ils forment deux jeunes paysans comme aides vétérinaires dans chaque village appuyé par le projet pour effectuer les mesures. Pendant les trois premières campagnes de vaccination durant 18 mois nous finançons les coûts de matériaux et payons les aides vétérinaires.

Aide à aider soi-même
Le but du projet est naturellement l'amélioration du revenu et nourriture des familles villageoises, mais aussi à convaincre les paysans des avantages des mesures afin qu'ils les paient eux-mêmes après la phase initiale gratuite. Nous ne voulons pas aider seulement, mais donner une aide à aider soi-même. Après les 3 premières campagnes financées, le projet doit continuer tout seul.

Viabilité du projet
Quelles réussites avons-nous eu?
Nous avons commencé dans le premier village de Dédomé (Région des Plateaux) au début de l'an 2000. Tous les 6 mois nous avons ajouté des villages additionnels, selon le niveau de nos dons, et jusqu'en mars 2006 les paysans dans 57 villages payent les mesures eux-mêmes par l'argent gagné par la vente de volailles.
Est-ce qu'ils ont vraiment fait cela ?
La réponse est oui, les chiffres de vaccination dans les cahiers des aides vétérinaires le confirment. Ces chiffres n'ont pas changé beaucoup après le projet gratuit; souvent les villages voisins ont commencé à vacciner, en sorte que les chiffres ont même monté sans notre aide financière. Dans la plupart des cas dans les régions Maritime et Plateaux, un paysan éleveur des villages encadrés vend au moins un poulet chaque semaine (800 - 1000 FCFA l'un), soit 52 volailles par an, ce qui lui fait un gain minimum d'environ 40.000 à 52.000 FCFA par an, ce n'est pas négligeable dans le contexte d'un village. Dans les régions plus au nord, un paysan éleveur avec plus de 5 poules mères peut gagner plus avec la vente de volailles qu'avec tous les autres produits agrariens ensemble. Ces paysans sont prêts à payer la vaccination eux-mêmes. Nothing beats success !

Raisons pour la succès
Quels aspects étaient spécialement serviables pour notre projet en Afrique ?
1. Dr Mawuena, avec qui nous avons commencé notre projet en janvier 2000, a travaillé avec moi dans un projet de GTZ au Togo pendant les 4 années 1979 - 82. Notre estime mutuelle est une base importante. Les trois autres docteurs vétérinaires étaient choisis en esprit de notre projet après de longues discussions.
2. Nous appuyons chaque personne dans le village, car tout le monde à des volailles. Comme ça nous n'engendrons pas la jalousie.
3. L'action commune de vaccination facilite les épargnes communes pour les vaccinations. L'argent épargné par un groupe pour un certain but ne doit pas être dépensé pour d'autres choses. Les épargnes individuelles, par exemple pour la vaccination de volailles ou un toit en tôle, doivent être donner s'il y a un besoin dans un clan africain. Pour cette raison la plupart ne font pas des épargnes individuelles.
4. Tous les participants dans notre projet au Togo en profitent : Le paysan par la vente de poules, l'aide vétérinaire par le frais de vaccination, le docteur vétérinaire par le profit de vaccin, qu'il vend aux aides.
5. Nous rendons visite chaque année dans tous les villages de projet gratuit ainsi qu'une partie des projets anciens, afin de vérifier la viabilité. Par les conversations intensives avec les paysans et le contrôle des dépenses des docteurs vétérinaires nous pouvons optimiser la manière d'agir toute suite sur place.

Financement
Entre-temps nous avons terminé notre aide financière comme prévue dans 57 villages, elle continue dans 20 villages. Pour cela nous avons dépensé ou réservé pour les projets courants à peu prêt 350.000 € au total. Jusqu'à maintenant nous avons appuyé 77 villages, chacun avec plus que 1000 habitants, profitant plus que 80.000 Togolais tout ensemble. Les fonds viennent de sources suivantes :
Donateurs privés en Allemagne : 85.000 €
Le gouvernement d'Allemagne (BMZ) : 235.500 €
Land Nordrhein-Westfalen : 6.000 €
Donateurs privés aux Etats Unis: 24.000 €
Total : 350.000 €
Après avoir conduit notre projet avec succès pendant trois ans, le gouvernement d'Allemagne nous à donné un appui du Ministère d'Aide de Développement à Bonn (BMZ) : Depuis 2003 nous pouvons demander 3 € des fonds gouvernementaux pour chaque 1 € collecté en dons privés. Si quelqu'un nous donne 100 € ça nous permet d'aider les villageois togolais avec 400 €. Nous ne dépensons pas l'argent des donateurs pour l'administration, mais l'utilisons seulement pour le travail au Togo. Les voyages annuels d'évaluation ne sont pas financés par les dons, mais surtout par les fonds personnels, les deux voyages derniers étant payés partiellement par une subvention des fonds gouvernementaux.

La rage dans les villages du projet
Il y avait de la rage parmi les chiens de plusieurs villages dans la zone du projet et même les cas fatals chez les paysans mordus. Nous avons eu de la chance à recevoir un don du vaccin pour les chiens contre la rage; nos quatre docteurs vétérinaires ont pu vacciner la plupart des chiens dans les régions affectées. Depuis cette action il n'y a plus de la rage dans "nos " villages, ni parmi les chiens ni chez les hommes. Une aide effective.

Future
Nous dépenserons 7.800 € des dons privés pour les projets courants, il se trouve actuellement 8.800 € sur notre compte. Si nous voulons continuer notre aide au Togo au même volume comme jusqu'ici, nous avons besoin de 24.000 € en dons privés additionnels jusqu'à la fin de l'année. Il faut attendre voir si ça peut être achevé, mais par la passé nous avons reçu une telle somme grâce à beaucoup de petits et quelques grands dons.

Remerciement
Nous remercions très cordialement tous nos donateurs pour leur appui généreux avec lequel nous sommes capables de donner un aide durable aux pauvres paysans togolais, afin qu'ils voient un perspectif meilleur dans leur milieu rural et ne prennent pas la fuite vers les grandes villes africaines ou à l'étranger.

Wülfrath, juin 2006

Professeur Dr Eberhard Karbe, Président